Communiqué de presse

La transmission d’entreprise : un enjeu de taille

Le tissu marocain est composé essentiellement de Petites et Moyennes Entreprises (PME) qui participent activement à la création d’emplois et à la création de richesse, l’ANPME, la Banque Centrale Populaire et BDO sarl, conscients de l’importance de leur survie, ont décidé de lever le voile sur cette problématique. En effet, les enjeux de la transmission d’entreprises sont d’une importance cruciale en termes de maintien du dynamisme, de consolidation et de développement du tissu économique.

Le Maroc dispose d’un fort marché potentiel d’entreprises transmissibles, il y’a un intérêt majeur pour que nos entreprises se transmettent de manière professionnelle et sécurisé.

Tout d’abord, il importe de souligner que par transmission, on entend la cession de la propriété de l’entreprise c’est-à-dire le pouvoir décisionnel et/ou managérial. Cette cession peut être totale ou partielle à travers une vente directe, une succession familiale, acte à titre gratuit (donation) ou à travers la bourse.

La transmission et la reprise d’entreprises au Maroc ont fait l’objet d’études, appuyées par des investigations sur le terrain, à l’initiative notamment de l’ANPME et BDO Sarl, en 2009 et en 2011 dont l’objectif a été d’apporter un éclairage sur la transmission d’entreprises et de susciter une réflexion pour la mise en place d’actions à même d’encourager et de faciliter ce processus. Ces études se sont aujourd’hui traduites par la mise en place d’un Baromètre de la transmission et du développement du site portail transmission.ma

Selon ce baromètre (édition 2011), 25 % des dirigeants ont du mal à couper le cordon avec leur entreprise en raison de leur fort attachement à celle-ci. La transmission d’entreprises est la période la plus éprouvante pour l’entreprise et ses dirigeants. C’est une période critique qui induit des changements tant sur le plan personnel que professionnel. Toujours est-il que l’objectif fondamental d’un dirigeant est d’assurer la survie et la pérennité de son entreprise après sa cession. Or, ce n’est pas chose facile. En effet, les dimensions psychologiques, juridiques, fiscales et humaines doivent être toutes considérées et c’est pourquoi la transmission nécessite la mise en place d’une démarche structurée.

Cela étant, rechercher le bon repreneur est l’étape la plus délicate. Les résultats du baromètre de la transmission d’entreprises laissent montrer que les qualités du successeur idéal s’articulent autour de 3 axes. Il s’agit en premier lieu de la créativité, de l’inventivité et des dons de visionnaire, mais également de la motivation qui se traduit par une ambition de pereniser enrobée de passion, et enfin de la rigueur, de la méthode et de la perseverance qui restent tout de même essentielles pour assurer la réussite du successeur.

Dans ces conditions, près de 80 % des dirigeants cédants potentiels ou avérés ayant opté pour la succession familiale justifient leur choix par leur volonté d’assurer l’avenir de leur progéniture. Et pour cause, la moitié d’entre eux évoquent le maintien d’une tradition familiale (surtout chez les cédants et les entreprises familiales). Le reste semble avoir du mal à couper le cordon et opte pour la succession familiale afin de continuer à y garder une certaine influence. Dans ce type de transmission, la constitution préalable d’une holding familiale présente des avantages certains. En effet, le cédant peut éventuellement donner une part importante à ses héritiers sans pour autant perdre le contrôle de la société, mais également éviter une dispersion des titres. Ce procédé va aussi permettre au successeur d’avoir le contrôle du groupe et d’être majoritaire dans la société d’exploitation.

En l’absence de successeur notamment, le cédant a la possibilité de vendre à un repreneur tiers. Dans ce cas, il est préférable de cibler les mêmes secteurs d’activité que celui où évolue l’entreprise pour faire valoir son expertise. Et ce, pour de meilleures chances de pérennité !.